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ParWP_AASP30S[…] Isabeau lâcha doucement le bras de Barthélémy, mais ne s’éloigna pas. Elle baissa la tête, faisant mine de travailler, ses lèvres bougeant à peine : — Viens à la clède abandonnée, ce soir, après le couvre-feu. Au-dessus d’Aulas, là où le schiste s’effondre. Tu ne seras pas le seul. Il est temps qu’on se…
Ce que le loup a vu (4)
ParWP_AASP30SL’observateur silencieux Perché sur un éperon rocheux, le loup dominait la draille et le ravin. Il n’avait pas bougé depuis la nuit. La lumière crue du matin ne le dérangeait pas ; il savait s’immobiliser, devenir un simple contour gris se confondant avec le calcaire.Il observa l’homme se relever près du châtaignier, les mains souillées…
Les colonnes orphelines (fin)
ParWP_AASP30SElle déposa un baiser rapide sur sa joue, puis le poussa doucement vers l’entrebâillement de la porte. Il disparut dans le couloir sombre, son écharpe de soie flottant derrière lui comme un adieu. Restée seule sur le trottoir, Eva ne bougea pas. Elle attendit que le dernier spectateur franchisse le grand portail. Elle huma l’air….
La sentinelle des nuages (suite et fin)
ParWP_AASP30SLa tempête s’était calmée, laissant place à un silence lourd, seulement troublé par le crépitement d’un feu de souches de bruyère dans la baraque de chantier. Le vieux berger, enveloppé dans une couverture de laine rêche, était assis face à Baptiste. Entre eux, sur la table de bois brut, la barre à mine brillait encore…
Les ombres blanches du Vigan(5)
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La mie de cendre (suite et fin)
ParWP_AASP30SSoudain, un cri a déchiré le calme du quartier. Un cri inhumain, venant de la maison des voisins. Le vieux Clément, d’ordinaire si paisible, hurlait que ses jambes étaient en train de se transformer en serpents de feu.La peur, une peur chimique et glacée, m’a saisi les entrailles. J’ai réalisé que ce n’était pas seulement…